
Samedi 25 octobre 2025
Samedi dernier, j'ai mis fin à mon accompagnement bénévole au sein de l'Hospiz Ricam et j'ai écrit ce texte (qui correspond à la réalité de ce que j'ai vécue cette journée là). C’est un parfait clap de fin, comme disent les allemands “Die Sachen sind rund”.
J’ai commencé il y a deux ans à accompagner des personnes en fin de vie dans cet Hospiz réputé pour la qualité de son engagement éthique et humain.
J’avais à peine mis les pieds à l’Hospiz, qu’une infirmière m’indiquait la chambre numéro 6 où une femme mourait. C’était un démarrage sur les chapeaux de roues !
Heureusement, j'avais fini ma formation de Death Doula / Thana Doula !
Ce soir, deux ans plus tard donc, bien expérimentée, c’est moi qui suis allée au-devant de l’infirmière pour lui demander si une personne avait laissé des indications, et si éventuellement je pouvais l’accompagner à quitter notre réalité.
C’était un homme. De nationalité turque. Je le côtoyais déjà depuis quelques semaines.
J’ai demandé si on avait joint ses proches. Christina m’a dit qu’elle avait à nouveau appelé son fils et qu’il n’allait pas venir. Bon.
Je suis donc restée avec cet homme. Un homme seul dont l'ancienne voisine avait apporté une photo de son chat encadrée.
À un moment, j’ai posé la photo du chat sur le lit. Dans l’Égypte ancienne, ils sont parfois représentés dans les tombeaux. Et puis, j’aime les chats, comme lui. Christina est venue “contrôler” ma “veille”. Enfin, quand j’ai quitté la chambre, elle m’a demandé “Was ist dein Gefühl?”.
On est tombées d’accord et elle m’a dit : “il est calme, merci.”.
Ce type de gratification est suffisant pour moi.